Arts
Concours Oratoire
Au mois de mai 2009 s’est tenu le Concours Oratoire de SMB. Vous trouverez ici certains des textes déclamés à cette occasion, écrits par les élèves ou les enseignants. Félicitations à tous les participants !
Classe de maternelle A
Zaminamina
Zaminamina Eh, Eh
Waka, waka Eh, Eh
Zaminamina zankalewa
Anawa Ah, Ah
Zambo eh, eh, zambo eh eh
Zaminamina zankalewa
Anawa Ah, Ah
Classe de maternelle B
Chut… le vent
Ch… ch ch ch ch
Le vent fait pencher les branches du chêne.
S SSSSSS disent les feuilles en sifflant.
La souris se bouche les oreilles.
« Arrêtez de chahuter !
Moi, j’ai sommeil! »
Classe de Jardin A
J’ai cherché dans les poèmes
Comment dire je t’aime
J’ai trouvé des mots savants
Bien trop longs pour mes cinq ans
Alors, j’ai cherché ailleurs
Et j’ai trouvé dans mon cœur
Les mots que tu m’as appris
Quand j’étais encore petit
Maman, je t’aime, grand comme ça !
Je le dis avec mes bras.
Classe de 1e année
Fête des mères
S’il m’arrive quelquefois
D’avoir un rêve qui me fait peur,
Maman chérie, c’est dans tes bras
Que je retrouve la douceur
S’il fait trop gris ou nuageux,
Que je m’ennuie un peu,
Tu m’inventes vite un nouveau jeu
Qui sèche la pluie dedans mes yeux
Si mes leçons sont bien trop dures,
Le calcul ou la lecture,
Tu viens souvent m’aider le soir
À terminer tous mes devoirs
Et si mon cœur bondit de joie,
Que c’est la fête dans ma tête,
Maman chérie, c’est dans tes bras
Que je partage mon bonheur
Et si je t’aime tendrement
C’est parce que quand je serai grand
Tu seras encore ma Maman,
Je serai toujours ton enfant.
Classe de 3e année
Mes aventures à mon premier concert
- Chers professeurs, élèves, madame Suzanne et juges!
Voilà mes aventures à mon premier concert de piano.
C’est un dimanche après-midi et aujourd’hui, c’est le récital de musique et c’est maintenant à mon tour de présenter ma partie de piano. L’animatrice prend le micro. Elle est très grande, frisée et elle porte une longue robe noire. Elle me présente. Elle dit : « notre prochaine candidate nous jouera la chanson My bonnie. Elle m’a dit qu’elle a très bien pratiqué et qu’elle est parfaitement prête. Applaudissons Danielle Dagher! »
Dans la salle, il y a au moins 40 personnes. Je monte sur l’estrade d’un pas décidé. De toute façon, je n’avais plus le choix, il était trop tard pour reculer! Je fais ma révérence et je m’installe au piano. Ces 80 yeux rivés sur moi me rendent nerveuse! Mes joues sont toutes rouges, comme des tomates! Et mes mains tremblent comme des feuilles au vent! C’est le silence dans la salle. Je voudrais que tout ça soit un rêve! Je prends une grande respiration, je ferme mes yeux et…
- Mais qu’est-ce qui m’arrive? J’ai tout oublié! Un blanc total! Mais il faut bien faire quelque chose. Tout le monde attend que je joue. Et maintenant, c’est ma face au complet qui devient rouge! J’imagine une tomate derrière un piano!
Parce qu’il faut bien jouer quelque chose, je lève mes 2 mains et les laisse retomber sur le piano.
- plink pank ping!!
- Quel désastre!!
Toute la foule commence à rire. Je suis tellement embarrassée! L’animatrice me regarde. Elle est inquiète. Et tout ce que je vois, c’est sa longue robe noire.
- Attends attends Danielle, me dis-je. Concentre-toi. Tu la connais cette pièce.
Je prends une autre grande respiration et tu sais quoi? Cette fois, je l’ai eu!!
Écoute :
- ♫♪♫♫♪♪♪♫♫♫♫
Merci!
Texte de Shanya Ah-Ton, élève de 4e année dans la classe de Mme Claudine
Une journée en 2050
Alors, sautez à pieds joints avec moi, car je vous propose d’embarquer dans une machine à avancer dans le temps, pour vivre une journée en l’an 2050 ! Attention……..au départ…..
7H00 Le mur-écran de ta chambre s’illumine lentement, faisant apparaître ton personnage de dessins animés préférés. Il t’annonce :
Il est temps de te réveiller ! Aujourd’hui, le temps sera froid et sec. Ton cours d’histoire commence dans une heure, par vidéoconférence, sur l’écran du salon. Ton prof te fera visiter le temple de Delphes, en Grèce. Bonne journée !
Un passage rapide dans la cabine de douche permet de te laver, tandis que des capteurs vérifient que tu es en bonne santé. Dans le couloir, tu croises l’aspirateur qui fonctionne tout seul. Dans la cuisine, tu constates, avec joie, que l’ordinateur central a lancé la préparation de ton chocolat au lait et de tes toasts grillés.
8H05 Tes parents sont devant leur borne-écran. Ils travaillent à la maison, comme cinq personnes sur dix. « Bonjour », disent-ils en t’embrassant. « Tu es en retard pour l’école ! » Tu t’empresses de te connecter. Ton prof apparaît en hologramme. Il te fait les gros yeux : « Nous t’attendions, pour débuter ! »
Après 4 heures de cours intensifs, c’est enfin la récré et tu as rendez-vous avec tes amis pour un match de football à la maison. Vous vous demandez sûrement comment ? Virtuellement bien sûr ! Tu te revêts de ta combinaison et de ton casque, et tu te retrouves sur un terrain de foot, plus vrai que nature. Bravo ! Tu parviens à marquer deux buts, malgré la bonne défense de ton copain Grishka.
Après la récré, cours de cyber-civilisation avec tes correspondants des quatre coins du monde. Le thème du jour est : l’énergie. Tu ouvres ton cartable électronique. Tu apprends que, au 20ème siècle, les hommes utilisaient des énergies polluantes telles que le pétrole, le gaz ou pire, les centrales nucléaires ! Vous comparez les différentes manières d’exploiter l’énergie solaire, non polluante et peu coûteuse.
Que le temps passe vite ; il est déjà 15 heures ! Tu enfourches ton véhicule super léger, pour te rendre au Centre Éducatif de ton quartier. Quelques voitures volantes te survolent. Elles sont réservées aux personnalités. Des ballons dirigeables assurent les transports en commun. Au centre ville, les gratte-ciels comptent vingt étages de plus que les buildings du 20ème siècle.
Ensuite, tu te rends chez ton copain Alex. Grâce à ta montre TOTS, équipée d’un téléphone, d’un ordinateur, d’une télé et d’un système de positionnement global, tu ne te perds jamais.
Il se fait tard, préparez vous pour remonter cette fois-ci dans la machine à reculer dans le temps pour retourner en 2009 !
Merci de m’avoir tenu compagnie lors de ce merveilleux voyage.
Texte de Katrina Phang-Lyn, élève de 5e année dans la classe de Mme Claudine
Le lièvre et la tortue
«Où vas-tu en vacances ?
Demande Suzette à son voisin.
-Au même endroit que toi!
Lui répond Diego.
-Je parie que j’arriverai la première.
-Tu es folle! C’est moi qui t’attendrai là-bas, une boisson fraîche à la main.
-Voyons Suzette, avec ton petit vélomoteur tu n’espères tout de même pas me battre! Ajoute Diego.
-Ne t’inquiète pas pour moi, répond Suzette et que le meilleur gagne…»
On décida alors de la route à suivre et de la récompense qui attendrait le meilleur à l’arrivée.
Sans perdre une minute, Suzette se met en route.
Diego, lui, est sûr de gagner. Au lieu de partir il raconte encore et encore à ses amis ses fabuleux exploits de coureur d’automobile.
Diego s’offre même un festin de roi … et juste après, une petite sieste! Pendant ce temps, Suzette s’éloigne, lentement, au rythme de son petit vélomoteur.
Franchissant les côtes, avalant les descentes, dévorant les lignes droites et les virages, Suzette avance tranquillement et se rapproche de son but.
Diego trouve que ce pari est trop facile pour lui. Au lieu de partir, il s’amuse et se moque de sa petite adversaire.
Le soleil est déjà bas sur l’horizon. Mais pour rien au monde, Diego n’arrêterait une partie de pétanque commencée…
Tout à coup, Diego réalise que Suzette risque d’arriver avant lui. Il s’élance comme une fusée, mais trop tard…Suzette a déjà gagné.
Lorsque Diego arrive, Suzette l’attend, une boisson fraîche à la main. « Tu vois, lui dit-elle, ta belle voiture de course ne t’a servi à rien…Je suis arrivée la première! Imagine…si tu avais tiré une caravane! »
Classe de 5e année
Le Lièvre et la Tortue
De : Jean de La Fontaine
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point :
Le lièvre et la tortue en sont un témoignage.
« Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Sitôt que moi ce but.- Sitôt? Êtes-vous sage?
Repartit l’animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d’ellébore.
-Sage ou non, je parie encore. »
Ainsi fut fait ; et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire,
Ni de quel juge l’on convint.
Notre lièvre n’avait que quatre pas à faire ;
J’entends de ceux qu’il fait lorsque, près d’être atteint,
Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter d’où vient le vent,
Il laisse la tortue aller son train de sénateur.
Elle part, elle s’évertue,
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. À la fin, quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit
Furent vains : la tortue arriva la première.
« Eh bien! Lui cria-t-elle, avais-je pas raison?
De quoi vous sert votre vitesse?
Moi l’emporter! Et que serait-ce
Si vous portiez une maison? »
Texte d’Adèle Grenon-Lemaitre, élève de 5e année dans la classe de Mme Brienne
Orange
De : Francine Caron
Des jours spéciaux, ma mère est comme le feu.
Orange Flamboyant.
Elle scintille dans toute la maison.
Un vrai feu de Bengale!
J’aime quand son rire déboule
Jusqu’à mon petit cœur.
Un gros soleil orangé roule en moi.
Je porte tout le chaud
D’un coucher de soleil.
Grosse orange céleste.
Les nuages au-dessus de ma tête
Tombent dans les pommes.
Et le rire de ma mère déferle
En une pluie de confettis orange.
Nuée de bonheur remplie
Des notes rieuses de ma maman
Ma maman olé olé a le sens de la fête!
J’aime les décorations, les surprises, les petites gâteries.
Elle fabrique du bonheur à cinq sous, ma mère.
Avec presque rien.
Avec toute son imagination. La fiesta!
C’est entre le rouge et le jaune. Orangé!
Un beau feu de joie danse la claquette en moi.
Il parcourt mon corps en un grand frisson de plaisir.
Mon Papa d’amour, James et moi appelons
Ma mère notre feu de foyer.
Petits crépitements joyeux de son rire dans notre maison et mes oreilles.
Elle veille au feu de la vie.
Orangé comme un soleil d’Hawaï.
Elle réchauffe les cœurs glacés,
Les mains gelées, les corps frissonnants.
Elle fait fondre les peines, les colères, les microbes.
Elle rallume la petite étincelle des yeux éteints.
C’est un vrai centre d’accueil, ma mère.
Chaleur garantie!
Bienfaisante comme un pays du Sud aux couleurs enveloppantes
D’un grand poncho mexicain.
Un gros, gros comprimé de vitamine C.
Aussi bon que la première clémentine d’automne.
Avec ma maman orange, je me sens toute chandoudoux!
Classe de 6e année
Les Canadiens de Montréal
Tout a commencé durant une journée froide et sombre d’hiver à Montréal. Les Canadiens sont nés! Ils ont été fondés avec un vœu, le vœu de démontrer la passion du hockey chez tous les Québécois. Pendant leur longue existence, les Canadiens ont attrapé beaucoup de surnoms. Mais, celui qui ressort le plus est « les Habitants ». Les Habs signifient les fermiers et les colons de l’époque. Aussi, ils ont eu beaucoup de chandails. La version la plus récente est les deux C avec le H. Ce logo représente “Club du Hockey des Canadiens”.
Sans plus tarder, je vous apporte dans un voyage dans le temps pour rencontrer des joueurs.
Joe Malone: Bonjour, je m’appelle Joe Malone, d’autres me connaissent comme le Fantôme.
J’ai seulement joué 4 saisons pour les Canadiens mais je suis considéré comme le premier vrai compteur, ayant compté 44 buts en 20 matches. Aussi, pendant que j’étais avec les Canadiens ceux-ci ont officiellement rejoint la LNH en 1917. En 1924, qui se trouvait être ma dernière année avec les Canadiens ils ont ouvert le nouveau Forum de Montréal. Une arène extraordinaire!
George Hainsworth: Bonjour, je m’appelle George Hainsworth. J’ai passé huit ans de ma carrière avec les Canadiens de Montréal et j’ai été le premier Canadien à battre le record de blanchissages avec 22 dans une seule saison. J’ai aussi remporté 2 coupes Stanley avec les Canadiens. J’ai aussi eu la chance de jouer avec un joueur extraordinaire, Howie Morenz.
Doug Harvey: Bonjour, je m’appelle Doug Harvey. Je suis considéré comme le meilleur défenseur qui ait jamais joué pour les Canadiens. Dans ma carrière, j’ai gagné 6, oui, 6 coupes Stanley et 7, oui, 7 trophées James Norris pour le meilleur défenseur de la ligue nationale du hockey.
Guy Lafleur: Bonjour, je m’appelle Guy Lafleur, j’ai passé presque toute ma carrière avec les Canadiens et j’ai gagné 5 coupes Stanley. J’ai aussi été le dernier joueur dans la LNH à mettre un casque. Avec des cheveux tellement beaux, qui les cacherait ?
Le Hockey était comme une religion. À chaque samedi soir, tu t’assoyais sur le divan et chut!, car quand les Canadiens comptaient un but, tu pouvais entendre leurs cris, même si tu étais à Toronto, à Vancouver ou dans la ville la plus lointaine, tu pouvais les entendre crier, « Vive le Canadiens! Vive le Canadiens! » Tu ne comprends pas comment le hockey était dans cette époque, et je ne peux pas te blâmer, car seulement les personnes qui l’ont vécu peuvent le comprendre. Je ne peux pas l’imaginer même dans mes plus grands rêves!